Publié le 06/02/2009 à 12:00 par europaien

La définition de Lauburu, telle qu'elle apparaît sur Wikipédia :
Le lauburu ou croix basque est une croix formée par quatre virgules, chaque virgule étant constituée de trois demi-cercles (un premier haut de demi-cercle suivi d'un bas de demi-cercle, plus un deuxième bas de demi-cercle, deux fois plus grand, au bas des deux autres et les reliant).
En basque, lau signifie quatre et buru tête.
Ce symbole mythologique pré-indo-européen, largement diffusé par les civilisations antiques depuis le néolithique, pourrait indiquer le mouvement du temps (année décomposée en quatre saisons), ou aussi les quatre élements de la vie (l'eau, la terre, le feu et l'air).
La forme initiale était constituée de quatre bouquetins tournant autour d'un cercle. Le lauburu en stylise les têtes et les svastikas bouddhiques les cornes.
Ce symbole, associé à plusieurs autres motifs mythologiques (soleils, lauriers, etc.), contribue à l'ornement des stèles discoïdales basques mais aussi de meubles ou de linteaux de portes. Par ses vertus décoratives, associant bonhomie et dynamisme, il s'est imposé comme principal symbole du Pays basque.
Publié le 21/12/2008 à 12:00 par europaien

La fête de Yule persiste depuis des millénaires, c'est la plus longue nuit de l'année, mais c'est aussi à partir de cette date ou les jours se rallongent menant à Ostara. Apres le passage à Samhain du dernier rayon de la Roue des saisons, le Soleil renaît ! il s’agit là du Noël Solaire.
Noël vient du latin "Natalis (dies)" qui signifie le jour natal et représentait l’anniversaire de la naissance du Sol Invictus, le Soleil Invaincu.
Noël est donc à l’origine une fête du Soleil, événement "païen", que les Romains, les Germains, les Slaves ainsi que de très nombreuses et importantes civilisations dont les indiens, ont pour habitudes de fêter depuis l'antiquité.
Pratiquement on honore d’abord un arbre avec des fruits et décorations afin que les dieux puissent accorder un été fructueux. La cathédrale étant de préférence la forêt.
Dès le coucher du soleil, de grands feux sont allumés et lorsque l'aube revient, c'est l'occasion d'une méditation. S'en suivent de grandes réjouissances. On participe à un festin, rituel au cours duquel on peut servir du chevreuil, de l'oie, du gâteau aux fruits secs et des poudings, des noix, du vin épicé et du cidre chaud. Cette fête peut durer plusieurs jours, d'autant plus anciennement, comme le travail aux champs était pour ainsi dire inexistant.
Yule est une célébration importante chez les wiccans, puisqu'il indique le passage des ténèbres à la lumière. La bûche de bois conservée toute l'année et que l'on brûle en ce soir: la bûche est alors la représentation de la réincarnation du Dieu au sein du feu sacré de la Déesse. Les wiccans qui possèdent une âtre gravent alors à l'aide de leur boline un symbole solaire sur le bois avant de le brûler au crépuscule de Yule.
La coutume du réveillon de Noël persiste, la civilisation judéo-chrétienne s'est adaptée au culte païen en intégrant ses plus fortes célébrations fixées d'après le calendrier Solaire. Ainsi, ce n'est pas du tout un hasard si la naissance du Christ est fêtée au solstice d'hiver.
C ’est le pape Libère qui, en 354, aurait fixé la naissance de Jésus au 25 décembre et codifié les premières célébrations afin de promouvoir l’essor du christianisme tout en assimilant les fêtes populaires et païennes célébrées autour du solstice d’hiver. Avant la décision de ce pape, les chrétiens fêtaient la naissance du Christ le même jour que l’Épiphanie (fête des Rois Mages), le 6 janvier. Plus tard, avec le christianisme, les fêtes de Noël dureront une douzaine de jours.
Dans quelques traditions Européennes, les deux Solstices avec les deux équinoxes de l'année correspondent aux quatre sabbats mineurs : Yule ou solstice d'hiver, Ostara ou équinoxe de printemps, Litha ou solstice d’été, Mabonou equinoxe d'automne.
Au Solstice d'hiver, la terre s'éveille et attend le printemps. Cette fête de la lumière célèbre le renouveau, la croissance, le temps de la création.
sources : photo et texte internet.
Publié le 20/12/2008 à 12:00 par europaien
Interview de Gisela Graichen
"Ici, en Islande, le paganisme est une chose tout à fait normale. J'ai plus peur d'admettre que je fume que de reconnaître que je suis païen. Ma religion a été officiellement reconnue par le gouvernement en mai 1973."
Vous en avez été l'initiateur?
Oui, dès mon enfance, je me suis intéressé aux Dieux anciens. J'ai le savoir tiré des Saga, des Edda et les anciens contes. Dès que j'ai pu lire, je suis penché sur les Sagas, et à seize ans je sortais mes premiers poèmes sur les anciens dieux.
Quel est votre métier?
Fermier, écrivain et poète. Mes ancêtres ont toujours été fermiers.
Vous vivez seul dans votre ferme, n'est ce pas très isolé?
Oh non, mon plus proche voisin habite à cinq kilomètres. En outre, je suis entouré par des entités, les esprits de la terre - du folklore héroïque.
Et si vous êtes malade?
Je vais également dans la nature, et rapporte des herbes pour recouvrer la santé.
Qu'écrivez vous?
Des essais sur l'histoire de l'Islande, des chants poétiques. J'ai également publié un ouvrage sur la méthode de structuration des poèmes de la vieille Islande. Nous avons des formes très complexes en poésie, ici .
Êtes-vous baptisé chrétiennement?
Baptisé, confirmé, tout. J'ai toujours eu des relations vraiment décontractées avec la chrétienté, c'est typique de la chrétienté islandaise.
Êtes vous encore à l'église?
Non, il faut quitter l'église d'état, avant de pouvoir se joindre à nous
Quand vous est venue l'idée créer un mouvement avec votre foi dans les anciens dieux?
Durant l'hiver 71/72. A ce moment, certaines sectes chrétiennes sont venues en Islande, telles que "les enfants de Jésus", et je me suis dit, nous avons dans le pays un culte ancestral. Pourquoi ne pas le relancer? Quel besoin avons nous de ces sectes? J'ai rassemblé un groupe de personnes, nous étions douze à l'origine, et bientôt davantage. L'idée a aussitôt trouvé un écho favorable.
Était-ce un mouvement délibéré contre les sectes?
Oui, pour les contrer. Nous voulions donner aux gens une possibilité de choix, en leur offrant l'ancienne Religion. Le culte de l'Islande d'avant le christianisme, qui fut interdit en l'an 1000 alors que l'Islande était convertie par les chrétiens .
L'ancienne religion était-elle toujours latente dans la population ?
Absolument ! Elle a parfaitement survécu durant les siècles
Pourquoi a-t-elle existé en secret durant 970 ans et devient-elle publique maintenant ?
Parce qu'elle était légalement interdite . On pratiquait l'ancienne Religion en cachette uniquement, parce que l'on avait peur de l'Eglise en tant que puissance absolue dans le pays. Jusqu'en 1550, l'Islande fut catholique. Puis vint la Réforme avec l'église d'état évangélique. Ce n'est qu'en 1874 que nous avons obtenu la liberté de religion, et que nous avons pu quitter l'église. Ensuite, nous avons d'abord eu besoin d'attendre que l'atmosphère s'assainisse pour constituer notre action.
Vous dites que la vieille religion existait encore parmi la population après l'an 1000. Comment s'exprime son existence ?
Les gens simples ont toujours cru à la nature, aux phénomènes naturels, aux entités qui vivent dans la nature, comme les Alfes, les lutins et les êtres bons et positifs qui accompagnent les hommes et les aident. Ce peut aussi être un défunt. On ne sait pas où ces entités habitent, on sait seulement que certaines personnes en sont entourées.
Pas tout le monde?
Non, pas tous.
D'après quels critères ces entités choisissent-elles la personne qu'elles veulent accompagner?
Pourquoi cela arrive à certaines personnes, nul ne le sait. C'est un bonheur exceptionnel, quand ce soutien est attribué à quelqu'un. Cela n'a rien à voir avec ce que nous connaissons de l'action des saints de l'Église chrétienne.
Y a-t-il aussi des esprits dans votre ferme?
Je ne les ai jamais vu, mais je les sens.
Comment vous nommez vous, païen?
Nous appelons notre religion Asatrú, la foi dans les Ases, les anciens dieux nordiques. Nous ne voulons pas nous appeler simplement païens, parce qu'il y a tellement de sortes différentes de paganisme. Païen est le terme générique.
Comment vous y êtes vous pris pour la faire reconnaître comme religion officielle ?
Nous n'avons ni manifesté, ni provoqué de révolution. Nous avons fondé une association, l'association des gens qui croient aux dieux. Il y a même un des statuts de l'association qui stipule que le prosélytisme est interdit. On ne doit pas imposer sa propre foi aux autres. Ils viennent d'eux-même, quand ils sont prêts.
Quelle fut la réaction officielle envers votre association?
D'abord, le scepticisme. J'ai dû rencontrer le ministre de la justice - qui est aussi responsable des affaires religieuses - et expliquer nos intentions. Chacun peut faire enregistrer une communauté religieuse, mais pour recevoir les mêmes droits que l'église nationale officielle, nous avions besoin de l'autorisation du ministère.
A-t-il été difficile de concrétiser ces droits?
Je connaissais le ministre de la Justice. Il avait été auparavant professeur de droit à l'université de Reykjavik. Je pouvais attirer son attention sur d'anciennes publications dans lesquelles il avait commenté quelques unes des lois concernant la religion, et m'y référer, ce que j'ai réussi. Ce que nous faisions, était légal. C'est ainsi que je l'ai amené à reconnaître notre Religion. Puis, j'ai encore dû me procurer un certificat de bonne conduite à la police, et depuis nous avons les mêmes droits que l'église nationale.
Quels sont les droits?
Par exemple, j'ai l'autorisation officielle de conclure les mariages. En Islande, on ne doit pas passer par l'état civil. Le mariage effectué par le président de notre association est juridiquement parfait.
Combien de couples, avez vous déjà mariés ? Le chancelier de l'ambassade d'allemande me racontait que des demandes sont venues aussi d'allemandes.
Environ dix couples mariés.
J'ai entendu parler d'un cas, dans lequel les jeunes gens prenaient manifestement votre mariage pour une blague.
La jeune dame devait être bien fortunée, et aurait prétendu découvrir avec horreur le lendemain que le mariage était officiel. Sur ce, elle a exigé une annulation, parce que, si elle divorçait, elle aurait du partager la moitié de sa fortune avec le jeune homme. Ils n'avaient pas pris cela pour une blague ... Le mariage est consigné au Parlement, et bel et bien enregistré ... Ils ont fait remarquer qu'ils ne s'accordaient pas, et voulaient une autorisation d'annulation de mariage afin de ne pas demander le divorce. Mais ils n'y sont pas arrivé ... Le mariage est valide et parfaitement légal ... Ils doivent maintenant, se soumettre au divorce, comme tout le monde.
Comment a réagi l'église d'état islandaise à votre reconnaissance officielle ?
Pendant la procédure, le Ministère de la justice a demandé la position de l'évêché. Ce fut naturellement négatif. L'évêque s'est officiellement déplacé au ministère, pour soutenir son opposition. Cependant le ministère n'a pas cautionné la position de l'évêque, qui a alors écrit un long article dans le journal. Mais le public réagissait très favorablement au renouveau de notre ancienne Religion. Au parlement, il y avait encore une requête d'un député du parti conservateur pour qu'on interdise notre religion. Il y a eu un débat, mais sa requête n'a pas abouti. Le ministre de la justice plaida pour notre religion et la soutint personnellement.
Appartient-il à votre mouvement?
Non, mais ici en Islande nous sommes très tolérants dans la pratique des religions, on a beaucoup de compréhension pour nous. En Norvège, ils ont également essayé d'avoir la reconnaissance, mais ils n'ont pas réussi.
Combien de membres aviez vous au mois de mai 1973?
Quarante.
Combien de membres avez-vous maintenant en1986?
Quatre-vingts membres. Mais un grand nombre nombre d'invités viennent à nos réunions, aux blóts. Ce sont des sympathisants de notre association et pour la plupart, ne sont pas officiellement enregistrés. Les blóts sont nos célébrations, le vieux mot nordiste pour les fêtes sacrificielles.
Faites-vous encore des sacrifices, aujourd'hui ?
Nous ne savons pas exactement comment les rassemblements se déroulaient autrefois, mais nous ne sacrifions plus rien. Lorsque nous nous réunissons, l'assemblée est d'abord consacrée, puis bénie.
Est-ce là, la fonction d'un grand prêtre?
C'est l'Allsherjargóði, celui des Godi, qui a la plus haute autorité, ou mieux: le plus réputé. Dans l'ancien temps chaque cercle avait son propre Godi. Une fois par an, ils se réunissaient sur la place du thing. Avec la christianisation le rôle religieux a été aboli. Ils exerçaient à la fois la fonction de politique et de prêtre. L' Allsherjargóði consacre le thing et le bénit. Nous commençons aussi aujourd'hui notre assemblé de cette façon. Puis les anciens Dits des edda sont lus et on boit en l'honneur des dieux.
Beaucoup?
Symboliquement dans une corne. Nous préparons de l'hydromel que nous buvons. Ensuite chacun peut se lever et s'exprimer, s'il a quelque chose à dire. Ici en Islande, on déclame beaucoup de poèmes. Après, on festoient tous ensemble, on mange, on boit.
Quels dieux sont honorés ?
Principalement Þorr. Il jouissait de la plus grande réputation parmi les dieux. Il est aussi la représentation divine la plus populaire, plus facilement qu'Odin. Il est le dieu de l'agriculture, il rend la terre fertile avec son marteau, il est puissant, digne de confiance et attentif (tutélaire).
Y a-t-il un autel avec des objets rituels dans les cérémonies?
Nous avons la corne où nous buvons, et une petite statue Þorr.
En Allemande, on désigne votre religion par odinisme. Quel est le rôle de Oðinn dans votre foi?
Chacun peut adorer les dieux qu'il veut. Oðinn, pour la sagesse, l'imagination et la quête de grandes connaissances.
Il est également le Dieu des magiciens et des sorciers?
Il s'agit d'une partie de sa connaissance, oui, absolument! On parle et on discute avec les dieux selon leurs différentes fonctions.
Mais le Dieu suprême est Oðhinn, donc masculin.
Les déesses jouent cependant un très grand rôle. Freyja, la Déesse de la fécondité est très importante .Elle est l'épouse d'Oðin.
Est-elle son égale ou inférieure à lui?
Son égale, son égale. Il n'y a aucune différence
Quel rôle jouent les femmes dans l'Asatrú?
Chez les membres inscrits, nous avons quatre-vingts pour cent des hommes et vingt pour cent de femmes. Il se peut que les femmes aient des réticences aller à l'administration et se faire enregistrer par un fonctionnaire. Il faut d'ailleurs quitter l'église avant et souvent les femmes n'aiment pas les formalités. Les visiteurs qui viennent lors des blóts, sont en majorité des femmes. La société en Islande n'a jamais été très patriarcale. Les femmes étaient considérées comme des égales et ont toujours eu beaucoup de droits, bien plus que ce n'était le cas sur le continent.
Qu'entendez-vous par "sorcière" (adj.) ?
Aucune personne vivante. Le terme est pour une puissance, une puissance magique.
Quel type de puissance?
L'important n'est pas quelle puissance ou quel pouvoir c'est, mais comment elle se mêle à nos propres forces. C'est désormais un partenariat. Mes propres énergies sont renforcées par la puissance magique, dans tout ce que je fais. Ces forces qui résultent du contact étroit avec la nature, existaient auparavant chez l'homme. Au fil du temps, nous avons perdu ces facultés et essayons de les remplacer par des pseudo choses comme des voitures puissantes et des grosses maisons. Maintenant, nous sommes de nouveau conscients que ces forces reposent au plus profond de nous, et nous voulons recommencer à les puiser. C'est mon opinion personnelle. Mais la plupart des membres de notre Religion abondent dans ce sens. Tous ceux qui s'y intéressent sérieusement le voient ainsi. Il faut accepter la possibilité que nous pouvons aller plus loin par l'esprit. Nous avons la faculté de recontacter les puissances. Nous devons cultiver cette faculté, nous ne pouvons pas l'ignorer plus longtemps. Parce que la science, ne reconnaissant que l'intelligence et le raisonnement, nous a détournés de ces aptitudes et de ces facultés .
Bien que, comme vous le dites, ce ne soit pas important, j'aimerais en savoir plus sur ces forces magiques.
Il s'agit d'une charge particulière de notre religion, de rétablir la communion de l'homme et de la nature, avec toutes les puissances qui sont dans la nature, afin de les comprendre. Ici coule un ruisseau, là pousse un arbre, l'homme n'est qu'une partie de ce processus. Il doit en toute conscience, se ressentir comme faisant partie du déroulement de la nature. Les plus anciens, que j'ai connus étant enfant, étaient certes chrétiens, mais ils ne l'étaient pas exclusivement. Instinctivement, ils mêlaient le christianisme avec leur foi en la nature. Ils sentaient encore intuitivement les Alfes et entités, qui étaient autour d'eux. Il y avait alors de biens meilleures relations entre humains et entre humains et la nature.
Vous avez ici, en l'Islande, une situation particulière due à l'éloignement insulaire et à l'isolement politique - la République indépendante n'a été proclamée que depuis 1944.
Oui, le progrès technologique a brutalement fait irruption chez nous. Des machines, des voitures, des avions, des bateaux modernes, tout est venu d'un coup, en une génération. Ici,ce n'était pas autant évolué que dans les autres pays d'Europe. Prenez l'exemple de la voile ... Pendant des milliers d'années, les hommes ont navigué à la voile. Il a fallu des milliers d'années pour apprendre à naviguer à la voile. Et subitement, en une génération des navires à vapeur, des bateaux à moteur jusqu'aux sous-marin atomiques nous arrivent dessus. Tout cela était beaucoup trop et beaucoup trop rapide à la fois. En une seule génération, on peut à peine supporter ça. En apparence on s'est adapté étonnamment vite aux choses nouvelles, mais on a perdu la relation intuitive et spontanée à la nature. Au lieu de cela, on s'est construit des environnements sans aucune vie. L'homme érige ses propres déserts.
La nature se venge en même temps qu'elle meurt, parce que l'homme n'a plus de connection avec elle? Est-ce votre réponse la-dessus?
Oui, je me rappelle bien ce que les anciens me disaient,quand j'étais enfant: laisse l'arbre debout, la mousse sur la pierre, la mouche sur la fenêtre ne doit pas être tuée. La nature a toujours fait partie de notre vie. Après que la technique et la science aient déferlé sur nous, nous devons nous attendre à ce que l'âme suive le mouvement. L'humanité me fait penser à quelqu'un qui est obligé de danser. Dans le temps j'ai connu des gens obligés de danser, ils ne pouvaient jamais s'arrêter jusqu'à ce qu'ils tombent exténués voire morts. Aujourd'hui le monde entier est comme ça avec toutes ses guerres. Le monde danse à mort et ne peut pas s'arrêter.
Les gens de votre génération peuvent encore se souvenir de l'ancien temps. Ainsi, vous en avez aussi pris plus facilement conscience que nous sur le continent.
Oui, dans notre enfance, nous connaissions le temps "d'avant le progrès technique", qui nous est venu très tard. Ce lien étroit à l'ancien temps, ce contact étroit avec la nature et aussi notre passé culturel ont aidé à préparer le terrain pour notre foi.
Vous voulez retourner dans le temps?
Non, je ne prendrai pas position avec mon groupe, en disant: maintenant, nous avons la foi d'avant, nous vivons aussi la vie d'avant. Je ne veux pas retourner mille ans en arrière. Je dois adapter ma vie à l'époque actuelle. Nous ne pouvons pas et nous ne voulons pas supprimer le développement technique.
Vous ne refusez pas la voiture ou la télévision?
Non, nous devons apprendre à les gérer. Ces choses ne peuvent pas détruire l'ancienne harmonie que les hommes avaient avant. La science nous a ôté notre équilibre dans la vie. Nous ne nous sentons plus très bien. Dans ma jeunesse, ici en Islande, j'ai encore pu ressentir cet équilibre chez les plus âgés. Ils menaient une vie simple, essayaient de ne faire mal à personne, ils avaient la paix en eux. Les personnes qui ont la paix intérieure, sont rares. C'est ce que l'évolution accélérée de la technologie a détruit.
Vous essayez de ramener les gens à cette harmonie par votre religion?
C'est un de nos principaux objectifs.
Quels sont les autres?
Pouvoir vivre dans l'harmonie par les temps nouveaux, ne pas perdre l'équilibre.
Pensez-vous pouvoir apporter suffisamment de réflexion aux hommes par votre religion, pour qu'ils puissent s'arrêter de danser?
Je vois assurément un espoir dans notre religion. C'est là un point important ... Vous avez demandé en commençant, pourquoi l'ancienne foi ne revient pas au grand jour. J'ai répondu que c'était par peur de la puissance de l'Eglise. Mais il y a encore autre chose: c'était aussi à cause de la science qui est apparue au début de ce siècle. Par peur d'être ridicule, quand on avoue que l'on croit aux Alfes et aux lutins, qu'il y a des esprits qui rôdent .
Peut-on de nouveau l'admettre, aujourd'hui?
Aujourd'hui, on remet beaucoup les scientifiques en question. On peut admettre que l'on croit en quelque chose que l'on ne voit pas. Nous avons surmonté ces considérations exagérées pour le progrès technique. On voit effectivement, où nous en sommes arrivés. Cela ne nous a pas apporté ce que nous espérions durant les cinquante dernières années.
Souhaitez vous créer une autre société?
Pas de révolution. La science nous a également apporté de bonnes choses, comme les médicaments, les connaissances concernant les maladies. Bien qu'avec cela nous ayons renforcé la famine du tiers monde. Nous voulons nous servir de notre âme, apprendre à extirper de nous l'envie d'être agressif, à moins exiger, à ne pas estimer vouloir tout posséder. Les hommes peuvent apprendre à être moins agressifs entre eux, mais aller à la rencontre de l'autre, s'aider mutuellement.
Pourquoi pensez-vous que votre religion réussira mieux plutôt que le christianisme avec son "aime ton prochain"?
Notre religion est plus en accord avec la nature, avec l'harmonie de la nature. Le christianisme s'oppose officiellement à cette harmonie. Par exemple les condamnations au bûcher pour les sorcières. Cela ne permet aucune relation spontanée et paisible avec les choses qui nous entourent, au lieu de cela ça nous impose une conduite stricte et rigide. Ce contre quoi je m'élève.
Comment arriverais je à trouver cette harmonie dans votre religion? Qu'est ce qui change dans la vie de tous les jours, si je pratique votre religion?
Tout devient plus facile. On se sent bien. On apprend que ce n'est pas la fin du monde, si quelque chose manque. On apprend à accepter les choses, à prendre sur soi-même et à mieux utiliser sa force. Ce n'est pas possible, d'être tous les jours dans cet état. Pour cela, on a besoin de calme.
Se sent on particulièrement fort après les célébrations?
Non seulement lors des blóts et des célébrations officielles, mais en général par la rencontre avec d'autres sympathisants. La force vient de là. On ressent l'effet positif de l'autre, on se renforce mutuellement. C'est jouer ensemble comme les instruments d'un orchestre, un accord, une harmonie. Pour moi la connection est primordiale, avec un autre, avec la nature, avec l'histoire et la langue du passé de l'Islande. Nous nous appliquons à parler en Islandais beau et pur. Parfois nous disons en plaisantant que nous devons parler le sublime langage d'Odhinn (dieu de la poésie).
Pouvez vous employer les forces acquises pour quelque chose de spécial?
Attention! Avec la force que je reçois, je peux aider les autres. Mais je le pense dans le sens général, en émettant un effet positif, pas dans le sens spécifique de guérir ou autre. N'allons pas dans le spiritisme. Il faut faire très attention à ne pas tout mélanger, ça deviendrait de la purée ou de la soupe.
Accepter les choses telles qu'elles sont, ça sous-entend aussi le fatalisme.
Oui, une sorte de fatalisme. Je ne suis pas dans une lutte constante. Mais je ne fuis pas non plus devant les problèmes.
Si vous n'aviez pas lutté, votre religion n'aurait jamais été reconnue officiellement.
C'est délicat de choisir une stratégie. Les gens doivent bien se rendre compte de ce qui se passe autour d'eux, là où nous sommes. Mais il faut le clarifier pour les hommes de pouvoir.
Et vous le faites?
Je m'exprime dans les journaux et autres publications. Si chacun prend conscience individuellement, nous arrivons au point, où nous exerçons une certaine pression sur les hommes de pouvoir. Mais il faut prendre garde. Une trop grande pression a des répercussions négatives.
Que pensez-vous du nouveau mouvement païen en Allemagne?
S'ils vont dans la bonne direction, c'est bien.
Tout le monde peut voir aujourd'hui, que cela ne peut pas continuer, que l'environnement et la nature sont détruits. Nous devons maintenant dire stop, et retrouver un contact plus fort avec la nature, nous identifier comme partie intégrante de la nature. Mais les gens doivent s'engager sur cette voie sans extrémisme, ni agressivité.
Croyez-vous que votre nouvelle - vieille religion va se répandre?
Je pense que oui. Nous continuerons d'attendre avec calme et sérénité.
http://www.forn-sidr-france.org/
Publié le 19/12/2008 à 12:00 par europaien

Les armoiries de Wentzwiller : « Dor à la fasce de sable posée sur crampon en pal de gueules ». Ces armoiries ont été adoptées en 1978 et combinent l'ancien emblème de WENTZWILLER. Ce dernier figue dans lArmorial de la généralité dAlsace (1697 par 388) : « dargent à un crampon en pal de sable posé en chef, accompagné en point de deux lettres W et W de même ») avec le blason des rires de Rotberg, dor à la fasce de sable ».
Ces armoiries font irrémédiablement penser à la "Rune du Loup".
Wentzwiller est une commune située dans le département du Haut-Rhin, région Alsace. La ville de Wentzwiller appartient au canton de Huningue et à l'arrondissement de Mulhouse.
Situé sur la frange orientale du Sundgau, à l’écart des grands axes de circulation, le paisible village de Wentzwiller se cache dans l’étroit vallon boisé de « l’Altenbach » appelé également le Münchenbach.
Sis au centre du territoire de la Communauté de Communes, Wentzwiller se situe à 3 Km de la frontière suisse et à 10 Km de la frontière allemande.
Le village est mentionné pour la première fois en 1144 dans la confirmation, par le pape Lucien II, des possessions du prieuré de Michelbach-le-Haut sous le nom de «Werneswire ». Cependant, il est quasiment acquis que Wentzwiller est une création franque (fin VIème ou VIIème siècle). L’origine du nom serait à rechercher dans le radical «Winne» qui signifiait pâturage... Pour d’autres, le suffixe willer (dérivant du mot latin «villare» qui signifie le «domaine rural»), ajouté au nom d’un aristocrate franc, évoque la civilisation mi-germanique, mi-romaine. Ainsi, Wentzwiller aurait été la propriété d’un certain Wend ou Wendo.
Au moyen âge, le village faisait partie du comté de Ferrette, puis il passa, à partir de 1324, aux Habsbourg. Le village est alors tenu en fief par la famille de petite noblesse de Wentzwiller, puis aux Truchsess de Rheinfelden au XVIème siècle, et enfin aux seigneurs de Rotberg jusqu’à la Révolution de 1789.
Comme ailleurs dans le Sundgau, de nombreux couvents bâlois, comme ceux de Sainte Claire, Saint Pierre, Saint-Léonard, de Klingenthal, des Johannites, du Steinenkloster,... possédaient des propriétés foncières et des droits divers à Wentzwiller.
Les gens de Wentzwiller sont surnommés les « Deckel drübe » (couvercle par-dessus) ou plus couramment les «Heila» (les hiboux).
Publié le 19/12/2008 à 12:00 par europaien
Olaus Magnus nous présente ici l'alphabet runique, tel qu'il était utilisé en Suède. Il l'appelle "Alphabetum Gothicum".
Source : "Historia de gentibus septentrionalibus" Livre 1.
Publié en 1555.
Publié le 19/12/2008 à 12:00 par europaien
Le Château de Wasenbourg, vu de la Nationale 62, en direction de Bitche (Moselle).
Publié le 19/12/2008 à 12:00 par europaien
Publié le 19/12/2008 à 12:00 par europaien
Surplombant la vallée du Falkensteinerbach, le Château de Wasenbourg se situe au Nord-Ouest de la ville thermale de Niederbronn-les-Bains.
Publié le 19/12/2008 à 12:00 par europaien
Le Château de Wasenbourg date du XIIIème siècle.
L'une de ses principales particularités est le mur bouclier (20 mètres de haut pour 4 mètres de large), destiné à protéger le château des attaques. C'est probablement le plus impressionnant mur de ce type en Alsace, voire même de France. Il remplace avantageusement un donjon: en réalisant ce mur protégeant les bâtiments d'habitation, il était inutile de construire une tour rustique et solide, mais peu confortable.
Cette technique de défense est plutôt rare en France,on la retrouve notamment à Montségur.
Publié le 19/12/2008 à 12:00 par europaien