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Châteaux, ruines et menhirs d'Alsace et d'Europe. Paganisme Européen. Musiques sombres et Folk. Catégorie : Blog Photos Date de création :
28.05.2006 Dernière mise à jour :
31.07.2008
Au fond d'un vallon solitaire, dans les garrigues des Corbières nord-orientales, s'élève l'abbaye cistercienne de Fontfroide.
Les origines de l'établissement datent des années 1080-1095. Les moines s'affilient ensuite à l'ordre de Cîteaux en 1146, date à partir de laquelle les possessions se multiplient.
Afin de combattre l'hérésie albigeoise, deux moines de Fontfroide sont nommés légats du pape. L'un d'eux, Pierre de Castelnau, est tué en 1208, prétexte au déclenchement de la Croisade contre les Albigeois. L'un des abbés de Fontfroide, Jacques Fournier, est nommé évêque de Pamiers, puis de Mirepoix et devient ensuite pape sous le nom de Benoît XII.
Après une période de désordre, une réforme intervient au début du XVIIème siècle. Les revenus sont séparés en deux parties: la mense abbatiale essentiellement composée de fiefs, revient à l'abbé; la mense conventuelle permet à douze moines de vivre.
L'église se compose d'une nef cantonnée de collatéraux, et d'un transept flanqué de deux absidioles. La nef est datée des années 1150-1175, le reste de la construction de la fin du XIIIème siècle.
De majestueux jardins, renommés en particulier pour leur roseraie, se développent autour des bâtiments.
Unissant l'église aux bâtiments conventuels, un cloître de quatre galeries formées de piliers jumelés, couvert sur croisée d'ogives, est bâti, en commençant par l'aile sud au XIIIème siècle et au début du XIVème siècle.
L'aile orientale est occupée par la sacristie et un couloir. Ces pièces encadrent la salle capitulaire. dont les quatre colonnes supportent les neuf traées voûtées d'ogives. Cet ensemble date de la fin du XIIème et du début du XIIIème siècle. A l'Ouest s'élève le cellier.
Sveinbjörn Beinteinnsson, fils du fermier Beinteinn Einarsson de Litlabotni-sur-Hvaljarðarströnd et Helga Pétursdóttir de Drághals dans le Svindal, est né le 4 avril 1924. Il est mort le 24 déc. 1993, d’un arrêt cardiaque. En 1972 il a fondé le Ásatrúarfélag, l’organisation islandaise païenne (‘heathen’) dont il a été le chef goði jusqu’à sa mort. Depuis 1991, Sveinbjörn vivait sur ses terres de Drághals dans le Berg-massiv Skardheiði (à peu près à 100 km au nord de Reykjavik), là où s’élève une statue de Þórr de 2 mètres.
Extrait d'un entretien réalisé en 1986:
Gisela Graichen : L’Islande bénéficie d’une situation un peu spéciale due partiellement à l'isolement de l'île et partiellement au mouvement politique pour proclamer une République indépendante depuis 1944.
Sveinbjörn Beinteinsson : Oui, les avances techniques nous sont tombées dessus. Les machines, les voitures, les avions à réaction, les navires modernes, tout cela est arrivé à la fois en une seule génération. Nous ne sommes passés par aucun des développements modernes comme le reste des pays européens. Regardez, par exemple, la navigation. Pendant 1000 années l’homme a navigué. L'homme a eu besoin de milliers d'années pour apprendre la navigation. Et, soudainement, dans l'espace d'une génération sont venus les navires à vapeur, puis les bateaux à moteur, jusqu'aux sous-marins atomiques. C'était beaucoup trop rapide, et beaucoup trop en même temps. Cela ne peut pas vraiment être fait en une génération. De façon étonnante, l'homme s'est adapté rapidement à toutes ces nouvelles choses mais a simultanément perdu son rapport normal et intuitif avec la nature. Au lieu de cela, l'homme a créé un environnement mort. Il s'est construit un désert permanent.
Vous pouvez consulter l'intégralité de cet entretien à l'adresse suivante: